Mutuelle santé et médecines alternatives : Quelle prise en charge ?

Les médecines alternatives sont très prisées des Français depuis les années 1980 en raison de leur vision différente de la guérison. En effet, elles cherchent souvent à traiter le corps et l’esprit des patients. Cette approche est toutefois non reconnue par l’Assurance maladie. Ainsi, les médecines douces ne sont pas prises en charge par la Sécu. Il est néanmoins possible de se faire rembourser par les mutuelles santé.

Qu’entend-on par « médecines alternatives » ?

Les médecines alternatives englobent diverses pratiques thérapeutiques qui ne sont pas reconnues officiellement par la communauté scientifique. Par conséquent, elles sont exclues du système de remboursement de la Sécurité sociale. Ces méthodes sont pourtant appréciées par une grande partie de la population en France. Elles ont donc fini par être remboursées par les complémentaires et prises en compte dans le tarif de mutuelle santé.

Également appelées médecines douces, les thérapies alternatives sont couramment classées en quatre grandes catégories. Elles incluent entre autres :

  • Les thérapies biologiques, basées sur des produits naturels issus d’animaux, de plantes ou de minéraux, comme l’aromathérapie, la phytothérapie, la naturopathie, etc. ;
  • Les traitements manuels ou physiques, tels que la chiropraxie, l’ostéopathie, la cryothérapie, la luminothérapie, etc. ;
  • Les systèmes complets possédant leurs propres fondements théoriques issus d’une tradition spécifique, comme l’homéopathie, l’acupuncture, l’étiopathie, l’ergothérapie, etc. ;
  • Les approches « corps-esprit » ou méthodes holistiques, à l’instar de la sophrologie, de la méditation, de l’hypnose, de la réflexologie…

Cette classification est notamment utilisée par l’INSERM et l’OMS. Les institutionnels ne reconnaissent pas pour autant ces pratiques alternatives. En effet, les autorités sanitaires restent prudentes concernant les preuves de l’efficacité de ces méthodes. Il faudra alors se montrer patient avant de bénéficier d’un remboursement de la Sécu pour ces traitements non conventionnels.

La prise en charge des médecines alternatives par les mutuelles

Contrairement à l’Assurance maladie, les mutuelles sont sensibles aux principes de l’offre et de la demande. Elles doivent effectivement répondre aux besoins de santé et de bien-être des assurés potentiels pour se démarquer sur leur marché. De ce fait, ces acteurs ont rapidement proposé de rembourser les traitements alternatifs comme les soins d’un ostéopathe, d’un chiropraticien, d’un sophrologue, d’un étiopathe…

Dans l’ensemble, les pratiques remboursées dépendent foncièrement de l’assureur et des contrats proposés. De nombreuses mutuelles misent néanmoins sur ces offres optionnelles pour se distinguer de la concurrence. Les professionnels du secteur multiplient ainsi les formules prévoyant une prise en charge partielle ou totale pour :

  • L’ostéopathie ;
  • La naturopathie ;
  • La luminothérapie ;
  • La sophrologie ;
  • L’étiopathie ;
  • La chiropraxie ;
  • L’homéopathie ;
  • L’auriculothérapie ;
  • L’acupuncture ;
  • La diététique ;
  • La réflexologie ;
  • La phytothérapie…

Le remboursement est généralement proposé sous forme de forfaits pouvant varier selon l’offre en question. La couverture forfaitaire peut, par exemple, être fixée par séance ou par année en fonction de la mutuelle considérée. Dans tous les cas, il convient de vérifier les pratiques prises en charge avant de choisir un contrat en particulier. La complémentaire santé sera alors adaptée aux besoins du souscripteur.

Comment optimiser sa couverture pour les médecines alternatives ?

Afin d’optimiser sa couverture pour les médecines alternatives, l’assuré a besoin de choisir judicieusement ses différents interlocuteurs. Le choix du praticien permet en effet de se faire rembourser par la Sécu dès le départ. Le souscripteur limitera ainsi ses besoins en matière de complémentaire santé. Dans ce cas, il pourra bénéficier d’une couverture santé adaptée à ses besoins et à son budget.

Dans les détails, l’Assurance maladie ne rembourse pas en principe les thérapies alternatives. Elle prend néanmoins en charge à 35 % les actes non conventionnels réalisés ou prescrits par des professionnels de santé (généralistes, spécialistes, psychothérapeutes, etc.). Par ailleurs, les médecins conventionnés sont de plus en plus nombreux à recourir aux solutions naturelles et autres traitements alternatifs. Il suffit donc de privilégier des praticiens correspondant à sa vision des soins de santé.

Concrètement, la Sécurité sociale peut par exemple rembourser l’hypnose effectuée dans le cadre d’une psychothérapie. Le psychiatre est effectivement un soignant reconnu par l’administration et l’Assurance maladie. À l’inverse, le système français ne considère pas le psychologue comme un professionnel de santé à part entière. Il faudra en somme vérifier le statut du praticien et du traitement, auprès de la Sécu et des mutuelles, pour optimiser sa couverture pour les médecines douces.

A lire également